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Le stress thermique, ennemi des performances des vaches laitières

AquaClim Thermodynamique Gaec des Landelles

Limiter les impacts du stress thermique sur son troupeau bovin est une évidence pour le respect de leur bien-être. Mais il s’agit aussi d’un enjeu capital pour ce qui concerne la performance du cheptel.

Les vaches n’aiment pas la chaleur. Et pour cause : la température de confort des laitières se situent entre 5 et 7°C . Une hausse du thermomètre a donc rapidement l’effet inverse sur le niveau du tank. Dès que les températures dépassent les 22°C, les bovins sortent de leur zone de confort thermique. On va alors voir des vaches debout, qui halètent, qui mangent moins. Procurer à ses animaux un confort physique et thermique est l’une des obligations des éleveurs pour respecter leur bien-être, qui est défini comme « le bon état mental et physique lié à la satisfaction des besoins physiologiques et comportementaux ». Pour assurer ce bien-être, les éleveurs doivent respecter cinq libertés fondamentales des animaux : l’absence de faim et de soif ; l’absence de douleurs, de lésions et de maladie ; l’absence de peur et de détresse ; la liberté d’expression des comportements normaux de son espèce et donc, le confort physique et thermique

Repères… En France, les vaches laitières souffrent de stress thermique de 6 à 12 heures par jour en été. En moyenne, ce stress leur fait perdre 2,4 kilos de lait par jour. Aux Etats-Unis, l’université de Cornell a chiffré entre 4 et 7% de revenu laitier perdu à cause du stress thermique.

Détecter quand ses bovins sont en stress thermiques

Les situations de stress thermique arrivent très fréquemment. En effet, les bovins sont très sensibles à la chaleur. D’une part, leur capacité respiratoire est faible par rapport à leur poids. D’autre part, leur rumen héberge des réactions de fermentation qui dégage de la chaleur. S’y ajoute, pour les vaches en lactation, la chaleur issue du métabolisme de la mamelle.

Pour identifier les situations de stress, on peut se baser sur le THI, temperature humidity index, un index qui couple la température et le taux d’humidité. Quand le THI dépasse 68, ce qui se produit à une température de 22°C pour une humidité de 50%, les vaches se trouvent en situation d’inconfort.

Le bien-être conditionne les performances

Le stress thermique a un impact fort sur la santé et les performances du troupeau. En état de stress thermique, les vaches mangent moins, la fréquence respiratoire et la température interne augmentent, la rumination est perturbée. Très rapidement, la production laitière baisse. Les impacts sont aussi à long terme avec des risques pour la santé. La moins bonne valorisation de la ration augmente le risque d’acidose. Les vaches sont dans un état de stress oxydatif latent, ce qui dégrade leur immunité. La chaleur entraine aussi des problèmes de reproduction, avec des chaleurs moins bien exprimées et un risque d’avortement en début de gestation augmenté. Une vache qui subit du stress thermique durant la fin de sa gestation aura une moins bonne lactation et sa fille, qui aura subi ce stress in utero, verra aussi ses performances pénalisées. Aider son troupeau à bien vivre les chaleurs estivales passe par une conduite alimentaire adaptée, des bâtiments bien ventilés et bien équipés pour un couchage confortable et rafraichissant.

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